A la découverte de Papus

A la découverte de Papus

L’enfance de Papus

Le véritable nom de Papus c’est Gérard, Anaclet, Vincent, Encausse. Il est né en Espagne en 1865, son père était français, sa mère espagnole. La petite famille décide de s’installer à Paris, Gérard a 3 ans. Il s’installent sur la Butte Montmartre. Une enfance sans histoire. Á l’adolescence, il s’inscrit en Médecine, il est brillant. Il rencontre Henri Delaage qui lui transmet une initiation au grade de Supérieur Inconnu aux alentours de 1882. Cet homme lui ouvrira les portes d’un monde plus vaste qui lui donnera l’envie d’une exploration profonde.

D’ailleurs, il publiera son premier ouvrage en 1884, alors âgé de 19 ans. Il obtient son diplôme de médecin en 1894. En 1888, il rencontre Pierre-Augustin Chaboseau qui lui confie qu’il détient lui-même une initiation Martiniste.

Pourquoi le nom de Papus ?

Gérard Encausse se fit appeler Papus d’après le nom d’un esprit Apollonius de Tyane se faisant appeler Nuctaméron. Papus signifie le médecin de la première heure. C’est le grand occultiste Elyphas Levi qui l’inspira, ayant médité ses œuvres avec une attention toute particulière. Ce nom interpelle la mentalité de l’époque et lui vaut la réputation de thaumaturge ou d’inspiré dont il se défend. Il préfère que les gens l’apparentent à un savant ou à un expérimentateur de l’Âme et de l’esprit.

Ses rencontres et ses inspirations

Avide de nourritures spirituelles, il fréquente de nombreuses organisations initiatiques, dont : le Martinisme de Henri Delaage (1882), l’Hermetic Brotherhood of Luxor de Max Théon (en 1885 ?), la Société théosophique d’Helena Blavatsky (en 1887), l’Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix de Peladan et Guaita (en 1888), l’Église gnostique universelle de Jules Doinel (en 1892), l’Hermetic Order of the Golden Dawn (en 1895), la Franc-Maçonnerie (vers 1900), le Rite Swedenborgien (1901), le Rite de Memphis-Misraïm (1908), etc.

Son but son œuvre

Couv-de-l'Initiation - Papus

Revue l’initiation – 1888

Il consacre toute sa vie à rendre l’occultisme accessible au plus grand nombre. Il fait une rencontre déterminante avec le Maître Philippe de Lyon qu’il considère comme son maître spirituel. Philippe de Lyon est un grand Initié et Thérapeute, autodidacte, mais qui lui aussi, sera reconnu par la faculté de médecine de Lyon, alors qu’il n’avait jamais suivi de cursus universitaire. Il comptera à son actif plus de 6000 guérisons. Lors de la première guerre mondiale Papus fut nommé médecin-chef et dépensera une énergie incroyable à soigner les blessés français et allemands, sans doute inspiré par son maitre. De leurs nombreux échanges avec Pierre-Augustin Chaboseau où ce dernier lui confie qu’il détient lui-même une initiation Martiniste, ils créeront le nouvel Ordre Martiniste en 1891. Il fonde la revue mensuelle L’Initiation en octobre 1888. Papus en est le directeur. Le rédacteur en chef est George Montière, Charles Barlet et Julien Lejay, les secrétaires de rédaction. Elle est vendue au prix de 10 FF par an pour 10 numéros. C’est une époque où il occupe une modeste chambre d’étudiant. L’Initiation est définie par Papus comme une revue philosophique indépendante des Hautes Études : Hypnotisme, Théosophie, Franc-maçonnerie et Sciences Occultes, Tarot. Grâce à un efficace travail de propagande et d’initiation par correspondance, l’ordre recrute très vite des membres dans de nombreux pays européens, mais aussi aux États-Unis, au Brésil, dans les territoires coloniaux français d’Orient, en Russie, dans l’empire ottoman. Papus ne cesse d’accroître son potentiel. Capable d’une activité considérable, c’est un philosophe, un érudit, un auteur estimé, un orateur, un conférencier habile et enjoué. Ajouté à cela, ses qualités de thérapeute, d’homéopathe, d’allopathe, de médecin spirituel, il est doté d’une intuition extraordinaire et d’une immense générosité d’âme, dans un constant désir d’aider ceux qui en ont le plus besoin. Comment Papus était considérés par ses contemporains ? Je vous cite, ci-dessous, l’extrait d’un texte sur lequel tout est dit à ce sujet. Propos recueillis sur le site de suivant elloubnanioun

Pour des occultistes, cet homme fut un génie qui étudia, pratiqua et œuvra dans le monde, tout en écrivant une somme considérable d’ouvrages qui font souvent encore autorité en ce domaine. Bien peu se sont sacrifiés comme lui à l’œuvre qu’il avait entreprise. Il sut attirer près de lui des chercheurs et des mystiques extraordinaires. Il les mena dans une œuvre commune, utile aux hommes de désir. Papus, c’est l’homme qui tenta de donner ses lettres de noblesse aux sciences dites occultes. Il est celui qui voulut faire des martinistes des ouvriers sérieux et estimés. Il était l’homme de l’action et celui de la prière et semble synthétiser et organiser en lui une myriade de courants jusque-là dispersés. Les Martinistes qui l’entouraient ne craignaient pas de multiplier les efforts individuels. Le travail était à faire, ils le firent. L’étude chez eux était affaire de tous les instants. Des rites, des catéchismes furent mis au point, conséquence naturelle de leurs travaux d’homme de désir. Il s’agissait de partager leurs recherches pour pouvoir guider les Martinistes et les hommes de bonne volonté.  Papus propose 3 cheminements : la connaissance de l’homme (sciences psychiques); la connaissance de la nature (l’alchimie); la connaissance de Dieu (la mystique). Avec lui, les abonnés chercheront (la graine à semer), respecteront (enseigner, examiner, donc cultiver la vraie nature humaine) les autres abonnés, partageront (selon des critères d’importance) ce qu’ils auront récolté ! La Tradition sera ouverte, puisque nous aurons frappé à la porte du temple de l’homme.

ps : sur le visuel du haut de l’article, à gauche de la photo : Philippe de Lyon. Au centre et à droite : Papus

Qui était Oswald Wirth ? Découvrir son œuvre, sa vie, lire l’article.

Qui était Alejandro Jodorowsky ? Découvrir son œuvre, sa vie, lire l’article.

Pour acheter le tarot des Bohémiens c’est ici !

Allez sur le site marchant

 

 

6 astuces pour penser positivement

6 astuces pour penser positivement

6 astuces pour penser positivement

Nous entendons souvent parler de la pensée positive. Mais au fond, qu’est-ce que ça veut dire penser positivement ?

Penser positivement - Jeune femme qui réfléchi trop

6 astuces pour penser positivement – Designed by Javi_Indy

C’est ce petit rien qui nous fait nous sentir étrangement bien en nous levant le matin. Un sentiment agréable occasionné par des moments simples de lâcher-prise. Par exemple, un échange agréable avec un ami, la vue d’un enfant qui joue dans l’insouciance, une promenade dans la nature… En somme, des plaisirs simples ! C’est ce petit sentiment de joie qui nous fait souvent défaut. Nous avons en moyenne 60 000 pensées par jours. Elles nous occupent l’esprit sans même que l’on en prenne conscience. Sur ses 60 000 pensées par jours, 95 % sont les mêmes que nous avions hier et avant hier…

Entretenir un esprit positif n’est pas toujours aisé. Le quotidien professionnel, pour peu qu’il ne nous convienne plus, la routine de tous les jours, son conjoint, la famille, l’école, les médias, la société, tout est source à nous laisser envahir et nous conduire comme des robots et rentrer dans une routine étouffante. Il est temps de se reprendre en main pour prendre soin de soi.

Voici 6 astuces pour penser positivement

1) Prendre soin de votre réveil

Ateliers guidance - 6 astuces pour penser positivement

Réveil positif, pensées positives

Pour commencer, lorsque vous venez de vous réveiller, prenez quelques minutes pour laisser émerger ce que vous souhaiteriez pour votre journée. Par exemple, finir ce gros dossier dans la joie et la bonne humeur ou entretenir de meilleurs rapports avec votre hiérarchie. Puis focalisez-vous sur une pensée que vous aurez envie de nourrir toute la journée. Par exemple : « Je suis heureux (se) ». Répétez cette phrase plusieurs fois à haute voix, jusqu’à ce que vous en ressentiez l’énergie vibrante dans votre cœur. Ressentez la joie générée par ces simples mots. Observez sans jugement chaque sensation ressentie dans vos cellules et votre mental. Une fois que vous avez contacté cette agréable sensation, passez à autre chose, en affirmant à haute voix « Il en est ainsi ». Puis, vivez votre journée comme il se doit et n’hésitez pas à revenir aux sensations agréables évoquées le matin comme une piqure de rappel !

2) Sachez écouter vos envies, faites-vous plaisir

Alteliers guidance - 6 astuces pour penser positivement - vivezvous

Se faire plaisir – Écouter ses envies

Savoir écouter ses envies, c’est facile à dire, mais concrètement comment fait-on ? Savoir écouter ses envies lorsque l’on veut manger par exemple, c’est important ! Car votre corps vous envoie le message de ce dont vous avez besoin à l’instant T. Si vous voulez manger une pomme, ou boire un thé, faites-le, ne remettez pas à plus tard ! Cela participe à votre besoin du moment ! Si par exemple, vous êtes en train de travailler et que l’envie vous prend de vous lever pour sortir, peu importe où que vous soyez, écoutez-vous ! Sortez prenez l’air, oxygénez-vous puis revenez. Vous aurez déconnecté et vous serez plus détendu ! Il se peut qu’en chemin vous ayez eu l’intuition d’une réponse à une question qui vous préoccupait ! Donc si vous n’aviez pas écouté cette envie, vous seriez resté dans un état de latence ou dans une forme d’inertie !

Si vous avez pensé appeler une personne, ne remettez pas au lendemain, faites-le sur le champ. Qui sait si cette personne ne vous aura pas dit quelque chose qui vous donnera une clé pour résoudre une problématique ? Alors soyez attentifs aux moindres de vos envies qui viennent du cœur et écoutez-les !

3) S’entourer de personnes positives

Ateliers guidance - s'entourer d'amis positifs

Amis positifs, ambiance cosy

C’est important de faire le tri dans ses propres relations. Vous faites peut-être parti de ces gens qui ont beaucoup « d’amis ». Mais après avoir passé une soirée avec eux, vous remarquez que vous vous sentez profondément seul. Cela signifie que vous avez tendance à vous noyer dans un tourbillon pour fuir votre intériorité. Il est temps de vous écouter comme dit plus haut. Écouter ce sentiment pour prendre conscience de là où vous en êtes dans votre vie. Alors posez-vous la question suivante. Qu’est-ce qui est bon pour moi, maintenant ? Ce petit travail d’introspection va vous en apprendre beaucoup sur vos besoins et sur qui vous êtes. Puis regardez la liste de vos contacts et sélectionnez les personnes qui vous font du bien. Celles avec qui vous vous sentez vraiment vous-même. Constatez quels sont les amis qui vous font rire, ceux qui vous font vous sentir en harmonie. Bien souvent ces personnes-là se comptent sur les doigts d’une main. C’est important de faire le vide dans les relations toxiques qui vous entourent et de partir à la conquête de celles qui vous rendent tout simplement heureux. Allez vers des personnes qui vous ressemblent.

Pensée positive ; citation : mieux vaut être seul que mal accompagné !

4) Changer de point de vue

La pensée positive doit se frayer un chemin parmi les millions de pensées qui nous assaillent. L’esprit est ainsi fait qu’il nous ramène constamment à ce qu’il connait. Il fonctionne de manière linéaire, présent, passé, futur. Toutes les pensées qui viennent du cœur ou toutes les joies sont des messages que vous envoient votre âme. Savoir changer de point de vue, c’est s’adapter à son environnement dans l’instant présent. Si vous constatez des récurrences à n’envisager que le pire, comment voulez-vous avancer ? Prenez conscience de vos pensées limitantes. N’hésitez pas à faire un tableau en mentionnant ce que vous désirez vraiment et de faire 2 colonnes. Une pour les aspects positifs et l’autre pour le contre et voyez ce qui émane de votre mentale et ce qui émane de votre cœur.

L’important dans ce 4ieme point, c’est de rester focus sur vos objectifs. Plus ils sont clairs et positifs, plus vous atteindrez vos buts. Par contre si vous avancer en noircissant en permanence le tableau, alors vous risquerez de vous perdre.

5) Méditez

Ateliers guidance © Photoduet freepick

Méditer au réveil

La méditation a des vertus tellement vaste qu’un simple paragraphe ne suffira pas pour en exposer tous ses biens faits. Dans les périodes de votre vie où tout semble aller de travers, ou tout vous submerge, que le stress vous oppresse et que vous n’avez le temps de ne rien faire, prenez une pause, un temps pour vous. Mettez-vous une musique douce, ce n’est pas ce qui manque sur YouTube ! Asseyez-vous dans une position qui vous sera confortable et commencez par respirer, tout simplement. Être à l’écoute de sa respiration, de son rythme cardiaque permet déjà de faire descendre la tension. Le mentale se relâche et vous vous reconnectez automatiquement à votre corps. Au bout d’un certain temps vous allez réaliser que vous n’êtes pas vos pensées. Vous prendrez conscience des mécanismes négatifs de votre mental. Si vous arrivez à prendre ce temps de recueillement pour vous régulièrement, vous verrez que petit à petit, vous arriverez à éliminer les pensées toxiques et que vous nourrirez e plus en plus des pensées positives.

6) La visualisation

Alors que vous vous êtes déjà familiarisé avec la méditation, vous pouvez pratiquer la visualisation. Cet exercice est excellent pour dompter votre mental. Il vous aidera à reprogrammer votre esprit. Pour cela notez vos désirs de réalisations. Puis dans un moment de calme, fermez les yeux et visualisez-vous en train de rayonner dans la joie de la réalisation. Ressentez tous les effets que cela produit en vous. Comment vous vous sentez ? Notez toutes les sensations que vous envoient votre corps émotionnel, physique. Respirez calmement pendant cette visualisation. Puis revenez tranquillement à vos tâches quotidiennes.

En conclusion, pour changer de vie avec les pensées positives, c’est d’abord apprendre à se connaitre soi dans le silence. Faire la part des choses sur ce qui émanent des vieux archétypes psychologiques, les conditionnements liés à votre éducation et savoir revenir à l’instant présent. Cultiver la pensée positive, c’est aller de l’avant, en prenant soin de soi, être actif et passer à l’action.

Wouah, vous avez tout lu !
Chapeau bas et bravo ! Rares sont les personnes qui lisent jusqu’au bout sur écran, ça me flatte !
Encore un petit effort ? Commentez si le cœur vous en dit, likez et partagez si vous avez aimé ! 🙂

Sinon voici un autre article : Qu’en est-il du « féminin sacré » dans les énergies actuelles ?
Ou : La couleur dans les lames

 

Qui était Oswald Wirth

Qui était Oswald Wirth

L’enfance d’Oswald Wirth

Son nom complet c’est Joseph Paul Oswald Wirth. Il est né à Brienz en Suisse le 5 août 1860. Il a trois frères, deux meurent en bas âge, et Edward, officier de zouaves, périt au champ d’honneur en 1894. Une sœur, Élise, née en 1875, fut la compagne d’Oswald de sa jeunesse jusqu’à sa mort.

Sa personnalité

Il est réputé pour être un contestataire en matière de dogmes. Ce qui lui vaut à l’adolescence de se faire renvoyer par les pères du collège de St Michel de Fribourg. Devenu adulte, il n’accepte pas les courants de pensées du plus grand nombre. Il s’oppose, veut réformer et faire valoir les traditions. Ce qui lui confère une grande force de caractère, d’opiniâtreté, et un sens aigu du courage. Notamment, lorsqu’il rentre chez les franc-maçons en 1884, il s’insurge du manque d’implication des Compagnons et Maitres et il appelle au réveil des traditions ancestrales et à la rénovation. Il réforme le rituel interprétatif pour le grade d’apprentis qui fut pleinement approuvé. Il rédige le livre « l’Apprenti » dont le texte est pratiquement celui qui existe aujourd’hui.
C’est un être doué de conviction et de ténacité. Sensitif et magnétiseur à ses heures, il magnétise une femme malade qui lui prédit sa rencontre avec un homme blond aux yeux bleus. Elle lui dit qu’il recevra un courrier scellé de rouge de cet homme et que cette rencontre sera capitale et bouleversera le cours de sa vie. Il pense que ce n’est là qu’une autre élucubration de femme amoindrie par la souffrance.

Sa vie son Œuvre

Il passe 3 ans en Angleterre et revient en France où il effectue son service militaire à Châlons-sur-Marne. En 1884, il est initié à la Bienfaisance Chalonnaise. Là aussi, il réforme les rituels. Il entreprend de les rendre plus accessibles tout en restant dans les traditions initiatiques les plus authentiques.
Il rentre à Paris et il rencontre Stanislas de Guaita. Puis il se souvient de la prédiction, cette rencontre à été initiée par une lettre scellée de rouge envoyée par Stanislas lui même. Il l’informa qu’il souhaitait le rencontrer. Lors de ce rendez-vous, il tombe littéralement sous le magnétisme de cet homme cultivé, subtile. Stanislas devient son ami, son protecteur… Stanislas lui demande de devenir son secrétaire. Oswald l’admire et voit en lui un maitre à penser. Il lui enseigne les mystères de la Kabbale et la haute métaphysique. Étant donné ses talents de dessinateurs, Stanislas lui demande de restituer les 22 Arcanes du tarot et lui fournit 2 tarots, l’un français, l’autre Italien ainsi que l’ouvrage capital, « Dogme et Rituel de la Haute Magie » d’Élyphas Lévi. Oswald se sent redevable à Stanislas de sa formation intellectuelle. Il dit lui-même de ce dernier : je le cite :

« Lorsqu’il voulut bien me prendre en amitié, je n’étais qu’un élémentaire manieur de fluide obtenant des résultats empiriques mais très pauvre en notions raisonnées. Gaita possédait la lumière qui me manquait… »

Il fonde en 1912 la revue Le Symbolisme qui portait à ses début, le sous-titre d’Organes du mouvement universel de régénération initiatique puis celui d’Organe d’initiation à la philosophie du grand art de la construction universelle. 244 numéros de 1912 à juin 1940.

Ses adhésions

En effet, il fut initié en Franc-maçonnerie le 28 janvier 1884 à La Bienfaisance Châlonnaise. De sa rencontre avec Stanislas de Guaita, il s’affilie à la loge Les Amis Triomphants. Insatisfait, en 1889, il s’affilie à la loge Travail et Vrais Amis Fidèles de la Grande Loge symbolique écossaise, dont il sera plusieurs fois le Vénérable Maître. Cette loge rejoindra la Grande Loge de France fin 1898.
Il appartenait à un groupe d’occultistes du genre « scientifique », qui comprenait Ernest Britt (le second mari de Mme Dina) Pierre Vincenti (sous le pseudonyme de Piobb, auteur de Le secret de Nostradamus et d’un Formulaire de Haute Magie) Francis Warrain et le Dr. Rouhier, directeur commercial des Éditions Véga, tous hostiles à René Guénon.

Oswald Wirth meurt le 9 mars 1943. Il est enterré à Poitiers au cimetière de Mouterre-sur-Blourde. Il a été le modèle du personnage du franc-maçon Lengnau dans le roman de Jules Romains Les hommes de bonne volonté.

Voici un extrait concernant les symboles, tiré du Tarot des Imagiers du Moyen Age que je trouve particulièrement intéressant à vous faire partager :

Dès que l’on parvient à faire parler les symboles, ils dépassent en éloquence tous les discours, car ils permettent de retrouver la Parole perdue, c’est-à-dire l’éternelle pensée vivante dont ils sont l’expression énigmatique. Déchiffrez les hiéroglyphes de la profonde sagesse muette commune aux penseurs de tous les âges, et, des religions, des mythes et fiction poétiques, vous dégagerez des notions concordantes relatives aux problèmes qui ont toujours préoccupé l’esprit humain. Les symboles nous révèlent poétiquement des conceptions trop éthérées pour se prêter à la détermination étroite des mots. Tout ne saurait se ramener à la prose des argumentateurs et des avocats ; il et des choses subtiles qu’il faut sentir et deviner avec les adeptes de cette philosophie sagaces des symbolistes du Moyen Age, qui réagirent contre la scolastique esclave des mots.

Œuvres d’Oswald Wirth

  • Le Tarot des imagiers du Moyen Âge, Éd. Tchou (ISBN 978-2710707288)
  • Le symbolisme hermétique dans ses rapports avec l’Alchimie et la Franc-maçonnerie, Éd. Dervy (ISBN 978-2850765322)
  • Le symbolisme astrologique: planètes, signes du zodiaque, maisons de l’horoscope, aspects, étoiles fixes, Éd. Le Symbolisme, Paris, 1937 (nouv . éd.: Éd. Dervy (ISBN 978-2850765063))
  • Les mystères de l’art royal – Rituel de l’adepte, Éd. Dervy (ISBN 978-2850769689)
  • L’imposition des mains et la médecine philosophale, Éd. Guy Trédaniel (ISBN 978-2857070078)
  • La Franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes, trois tomes, Paris, Éd. Dervy (ISBN 978-2850763762), (ISBN 978-2850765001), (ISBN 978-2850765490)
  • Le livre de Thot comprenant les 22 arcanes du Tarot 1889.
  • L’ideal initiatique (1923) (édition complétée en 1927,Éd. Le Symbolisme, Paris)
  • Le serpent Vert (Conte symbolique de Goethe traduit et commenté par Oswald Wirth 1935, Éd. Dervy (ISBN 978-2-84454-009-6)
  • Qui est régulier ? Le pur maçonnisme sous le Régime des Grandes Loges inauguré en 1717, Éd. Le Symbolisme, Paris 1938.
  • Stanislas de Guaïta – Oswald Wirth, L’occultisme vécu: souvenirs de son secrétaire, Éd. Le Symbolisme, Paris 1935.]